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Le traitement spécifique du cancer du sein HER2+ - Les examens

17.10.2023
Le traitement spécifique du cancer du sein HER2+ - Les examens

Cancer du sein - Les examens divers et variés

La mammographie

La mammographie est le début de votre parcours du combattant. Certaines d’entre vous connaissent déjà très certainement cet examen destiné à repérer d’éventuelles tumeurs. L’examen se fait en pressant le sein entre deux plaques, ce qui est assez désagréable (mais honnêtement, ça va). Je viens de découvrir que ça devient franchement douloureux sur un sein qui a été opéré et irradié (premier contrôle annuel). J’ai appris que la mammographie donne des résultats peu concluants sur des seins denses (les miens par exemple), raison pour laquelle cet examen doit être complété par une échographie.

L’échographie

C’est comme une échographie chez votre gynécologue, mais sur le sein. De loin l’examen le plus facile et inoffensif. Le radiologue vous enduit les seins de gel et passe sa sonde pour repérer d’éventuelles anomalies. En qui me concerne, l’échographie a permis de confirmer l’existence d’un nodule suspect (ce qui n’était pas le cas de la mammographie en raison de la densité de mes seins).

La biopsie

Cela consiste à prendre dans votre sein des cellules pour pouvoir les analyser. Cela se fait après une petite anesthésie locale à l’aide d’une sorte pistolet à biopsie qui va extraire des petits tubes de cellules (de chair en fait). Ça n’est pas très agréable, sans être très douloureux (un peu de paracétamol suffit). Cette analyse est importante car elle permet de déterminer si les cellules de la boule ou la plaque que vous avez découverte sont cancéreuses et si oui, comment se comportent ces cellules (différences par rapport aux cellules normales, vitesse de reproduction, etc.). Cet examen permet en principe de déterminer s'il y a cancer et le grade (niveau d'agressivité) de votre cancer (de 1 à 3, 3 étant le plus agressif).

Le PET-scan (positron emission tomography)

Il s’agit d’un examen par scanner (couplé à un appareil permettant de capter la radioactivité, comme sur la photo au début de cet article) de l’ensemble de votre corps afin de savoir si les cellules cancéreuses ont migré dans d’autres parties de l’organisme (les fameuses métastases), en particulier au niveau des ganglions axillaires (les ganglions font partie du système lymphatique, qui dessert tout votre corps et donc un excellent moyen de voyager pour une cellule cancéreuse).

Vous arrivez à jeun, on vous fait boire plein d’eau et on vous injecte un liquide sucré légèrement radioactif avant de vous envoyer dans un grand tube en métal pour l’examen. La radioactivité permet de suivre le trajet du sucre dans un organisme à jeun. Les cellules cancéreuses aiment beaucoup le sucre et vont donc être les premières à se précipiter sur la fête qui leur est proposée après une période de jeûne.

L’examen en soi n’a rien de particulier (sauf si vous êtes claustrophobe, j’imagine). Par contre, cela a marqué pour moi l’entrée dans le monde du cancer. La plupart des gens que j’ai croisés au département de médecine nucléaire du CHUV (un endroit très riant) en étaient au même stade que moi (sous le choc de la nouvelle et au début de leur bataille) ou à un stade de leur suivi post-traitement. Pour la première fois, j’ai réalisé le caractère très démocratique du cancer : tous âges, tous genres et toutes classes réunis en médecine nucléaire. J’ai été choquée.

L’IRM

L’IRM (imagerie par résonnance magnétique) est un examen qui permet de déterminer de manière précise l’emplacement et la dimension de votre tumeur. Pour le cancer du sein, on rajoute un réactif (par injection) qui permet d’amplifier l’image de la tumeur.

Pour celles qui l’ont déjà pratiquée, l’IRM est un examen très bruyant. Vous êtes dans un tunnel en métal assez étroit, avec comme bande son une soirée techno industrielle à plein volume. Dans mon hôpital, on vous propose un choix de CD (oui, ça existe encore) et un casque audio. Vous pouvez également amener votre musique.

L’injection du réactif peut parfois être désagréable (à tout le moins, provoquer une sensation particulière). Demandez à ce qu’on vous prévienne au moment de l’injection, ça vous évitera de bouger ou d’angoisser.

L’examen cardiologique

Comme la chimiothérapie est potentiellement agressive pour le coeur (la thérapie ciblée égalemen), avant de commencer, il vous faudra faire un examen cardiologique initial (puis ensuite tous les trois mois). Fort heureusement, j’avais fait un examen cardiologique quelques mois plus tôt pour vérifier que je n’étais pas concernée par une malformation génétique qui court dans ma famille. Cela m'a évité un rendez-vous médical supplémentaire sur 12 jours déjà très chargés.

Mon Cancer et moi

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